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Posts · décembre 2025

La route de la servitude française


J’ai récemment lu « La route de la servitude » de Friedrich Hayek. C’était un des livres de chevet de Thatcher, et l’un des livres les plus importants du libéralisme moderne.

Je vous propose une lecture de quelques citations que vous trouverez dans ce bouquin, que je mettrai en parallèle avec l’état actuel de la France, voire même des anecdotes personnelles. Je sais pas encore bien.

Enjoy, et comme d’hab prenez pas ça trop au sérieux.

L’État, bon décisionnaire ?

L’homme d’État qui tenterait d’ordonner aux particuliers la manière d’employer leurs capitaux non seulement se chargerait d’un soin très superflu, mais encore assumerait une autorité qui ne pourrait être confiée avec sûreté à aucun conseil ni sénat, et qui ne serait nulle part si dangereuse qu’entre les mains d’un homme assez fou et assez présomptueux pour se croire capable de l’exercer.

Adam Smith

Pour vous donner un exemple, prenons l’encadrement des loyers qui a été décidé par quelques villes françaises.

Partons de ces graphiques ⤵️

Dans les cinq villes observées, dès que la période d’encadrement des loyers commence — la zone hachurée — , on observe une chute de la courbe rouge, qui représente le taux d’offre locative (le nombre de biens disponibles à la location).

Le phénomène est littéralement identique dans les 5 villes observées.

C’est l’exemple parfait de ce que nous raconte Smith : l’État a voulu « ordonner aux particuliers la manière d’employer leurs capitaux ». Leur réponse a été de retirer leurs capitaux du marché immobilier résidentiel.

Si on bloque le prix, le marché ne peut plus s’ajuster à la demande. Le prix bloqué fait tout simplement fuir les investisseurs, car ce n’est plus rentable de louer ici.

L’encadrement du prix des loyers fonctionne — les loyers médians n’augmentent plus — mais en contrepartie, nous avons une pénurie.

Blocage des prix = pénurie, on peut le vérifier tout le temps, partout, dans toutes les économies où on a tenté de bloquer les prix.

En l’occurence, les propriétaires :

  • vendent leurs biens.
  • les laissent vacants plutôt que de gérer des conneries administratives pour une rentabilité immonde
  • se tournent vers les AirBnb, car c’est simplement plus rentable.

Mais qui aurait pu le deviner ? 🤔

C’est un soin superflu et dangereux comme le dit Smith. Dangereux car les politiques pensent bien faire, mais créent une situation pire que celle du départ.

  • L’État voulait aider les locataires à trouver un logement abordable.
  • Le résultat concret est qu’il est devenu deux fois plus difficile de trouver un logement à Paris ou à Bordeaux qu’avant la mesure.

L’État a protégé les locataires ayant déjà un bien, mais a sacrifié tout le reste : les étudiants, jeunes actifs, familles qui s’agrandissent… Et on a un peu besoin de mômes.

Ce qu’il faut retenir : L’État intervient pour corriger un prix qu’il juge “injuste” 👉🏼 cette intervention crée une pénurie 👉🏼 la pénurie appellera de nouvelles interventions étatiques (réquisitions, construction massive de logements sociaux…) pour tenter de corriger le merdier créé par l’État lui-même.

Chaque intervention de LFI me donne envie de militer activement pour la détention d’armes et la défense personnelle.

L’illusion du consensus sur les fins

Lorsque des individus s’associent pour réaliser des fins qui leur sont communes, les organisations qu’ils forment à cet effet, l’État par exemple, reçoivent leur propre système de fins et leurs propres moyens. Mais une organisation ainsi formée reste une « personne » entre tant d’autres ; quand c’est l’État, elle est beaucoup plus puissante que les autres, il est vrai, mais elle a sa sphère isolée et limitée où ses fins sont toutes-puissantes. Les limites de cette sphère sont déterminées par la mesure dans laquelle les individus sont d’accord sur certaines fins ; et plus une action donnée a de portée, moins il est probable qu’ils se mettront d’accord à son sujet. Il y a certaines fonctions de l’État au sujet desquelles les citoyens seront pratiquement unanimes ; il y en a d’autres qui grouperont une sérieuse majorité ; et ainsi de suite jusqu’à ce que nous arrivions aux domaines où il y aura autant d’opinions sur ce que le gouvernement doit faire qu’il y a d’individus.

Friedrich Hayek

Ce qu’explique Hayek ici concrètement, c’est que plus une action a de portée, moins il est probable que les individus s’accordent à son sujet.

On va prendre un exemple qui va parler à tout le monde : l’écologie.

👉🏼 Si je vous dis « nous voulons une planète habitable pour nos enfants », tout individu est d’accord avec ça.

👉🏼 Si je vous dis « il faut réduire les émissions de co2 », on a toujours un consensus, même si quelques individus ne seront déjà plus d’accord avec cette affirmation.

👉🏼 Si je vous dis « On va interdire les chaudières à gaz, taxer le kérosène ou imposer le véhicule électrique », il y a maintenant autant d’opinions que d’individus.

L’État utilise donc notre consensus de base « nous voulons une planète habitable pour nos enfants » pour justifier d’imposer ses choix au sommet de la pyramide, où il n’y a plus de consensus.

Un exemple

👉🏼 L’objectif de l’Union Européenne, qui a été récemment annulé, c’était de passer au 100% électrique d’ici 2035.

👉🏼 C’est une décision acceptable si vous vivez en ville, mais si vous êtes un plombier dépendant de son bon vieux Renault Kangoo, votre priorité est la survie de votre entreprise.

👉🏼 En imposant le véhicule électrique, l’État estime que sa propre fin (le climat) est plus importante que la fin de l’artisan (son travail). L’État ne traite ainsi plus l’individu comme une fin en soi, mais comme un moyen au service de son idéologie écologique.

Ce qu’il faut retenir : l’écologie est passée d’un idéal commun « nous voulons une planète habitable pour nos enfants », à un plan impératif ; gérer votre vie privée et votre moyen de locomotion.

Une route de la servitude au service de l’idéologie de gens qui ne connaissent pas la réalité de millions d’individus.

Cette deuxième citation conclura parfaitement ce chapitre :

Les gens ont décidé d’un commun accord qu’un planisme centralisé est nécessaire, sans se mettre d’accord sur le but du plan. C’est comme s’ils avaient décidé de partir en voyage sans se mettre d’accord sur l’endroit où ils vont aller. Le résultat sera qu’ils feront tous un voyage que la plupart d’entre eux, n’ont pas envie de faire.

Friedrich Hayek

Relation au travail

Rien ne rend la vie plus insupportable que la conscience que nos propres efforts ne peuvent rien pour changer notre condition. Les pires conditions deviennent tolérables du moment que nous savons que nous pourrons y échapper, même si nous n’avons pas la force de caractère de faire le sacrifice nécessaire.

Friedrich Hayek

Celle-là relève un peu plus du personnel, cette citation m’a particulièrement parlé.

Si nous remontons quelques décennies en arrière, après la guerre, les conditions du jeune français moyen étaient probablement pire que la condition du jeune français moyen d’aujourd’hui.

Cependant, ces conditions étaient plus acceptables qu’actuellement, car le pays avait embrassé l’innovation, le progrès et la croissance.

C’est le Concorde, c’est le TGV, c’est le plan Messmer (nucléaire), c’est le succès spatial Ariane, c’est le Minitel.

Je vous le remets pour pour le kiff.

Avec ces réussites, on a le plein emploi, on instaure un SMIC — qui est devenu trop élevé par la suite mais c’est un sujet pour plus tard — et on modernise les infrastructures. Les fameuses trente glorieuses.

Les années avant que Mitterrand et le socialisme viennent tuer le pays.

La dernière danse de la France avant la faillite.

Le jeune français d’aujourd’hui, avec tous ses « privilèges » — filer 27% de son salaire brut aux vieux et 30% de son salaire net pour se loger, souvent à un vieux aussi— est dans pourtant dans de meilleures conditions de confort.

Une machine à laver coûte absolument quedal, une télé 4k se trouve pour quelques centaines d’euros, le divertissement est très accessible, un bon smartphone n’est pas très cher non plus. Avec un salaire médian, sans enfant, vous avez accès à ce confort. Tous ces objets appartenaient au luxe il y a quelques décennies.

L’affaire se corse quand il faut faire des “projets de vie”. Le marché immobilier est inaccessible depuis la hausse de taux de 2022, et par extension la création d’une famille. Je ne parle même pas de construire une maison, carrément utopique.

Le système de retraite aura fait faillite avant qu’on y arrive, donc même cet objectif — triste au demeurant — n’existe plus.

On peut donc souvent lire “les jeunes ne veulent plus bosser” ou “les jeunes sont désinvoltes au travail” mais quel est l’intérêt de bosser si nous ne pouvons pas augmenter notre niveau de vie ? Est-ce que faire du “bon travail” améliorera nos chances d’augmenter notre niveau de vie ?

En refusant d’embrasser le futur, les jeunes s’appauvrissent. Un exemple très parlant : voici le traitement des data-centers à Marseille.

Lien

Pendant ce temps, les ouvriers sur les chantiers américains gagnent 2,2 fois le salaire médian français pour travailler sur des data-centers — ils gagnent 100 000$ par an alors que le médian français est à 38 000€ — car c’est tout simplement une ruée vers l’or.

Lien

Je parle bien ici d’ouvriers, pas d’ingénieurs avec 12 ans d’études.

En ayant aucun secteur tourné vers l’avenir par idéologie, les jeunes s’empêchent d’accéder à un salaire qui leur permettrai d’augmenter concrètement leur niveau de vie.

Ce qu’il faut retenir : les jeunes ont un mauvais rapport au travail car le salaire qu’ils ont ne leur permet pas d’augmenter leur niveau de vie — contrairement à la génération de leurs parents — et de construire des projets de vie.

L’impossibilité (ou la faible probabilité) de changer leurs conditions leur est insupportable, et ça explique à mon sens au moins partiellement le fait que les jeunes aillent mal.

PS : ce n’est évidemment pas la seule raison.

Argent & Pouvoir

« Le pouvoir sur moi d’un millionnaire, qu’il soit mon voisin et même mon patron, est certainement moindre que celui du plus petit fonctionnaire représentant le pouvoir coercitif de l’État. »

Friedrich Hayek

Les français discutent beaucoup du pouvoir des “ultras-riches” — un terme qui n’a aucun sens, quel est le seuil de l’ultra-richesse ? — , mais infiniment moins du pouvoir du plus petit agent de l’État.

Comme pour le reste de l’article, prenons un exemple concret.

Vous achetez une maison et vous avez une envie : installer des panneaux solaires. Problème : votre voisin, multi-milliardaire, déteste les panneaux solaires pour une raison quelconque.

Il peut essayer de racheter votre maison. Il peut vous proposer de financer une partie de votre facture d’électricité. Cela dit, malgré sa fortune illimité, il ne peut pas légalement vous interdire de poser des panneaux solaires. Votre maison, votre choix.

À l’inverse, vous faîtes face à un instructeur d’urbanisme de l’État. Votre maison se situe par malheur dans le périmètre de protection d’un monument historique.

Si cet instructeur d’état rend un “avis défavorable” sur votre projet de panneau solaire, ce n’est pas un avis. C’est un veto.

Ce fonctionnaire, bien qu’il soit au SMIC, a un pouvoir infiniment plus grand que le milliardaire ; il détient le pouvoir coercitif de l’État.

  • Il n’a pas besoin de vous proposer de l’argent.
  • Il n’a pas besoin de négocier.
  • Si vous insistez, il peut faire intervenir la force publique pour faire démonter vos panneaux solaires et vous infliger une amende.

Votre maison, les choix d’un petit technocrate de l’État.

Ce qu’il faut retenir : dans cet exemple, l’État, par la voix de son petit fonctionnaire, a décrété que sa fin (la conservation esthétique du patrimoine selon ses critères) est supérieure à votre fin (de l’énergie propre et abordable).

Important : la protection du patrimoine peut évidemment se justifier, mon point ici étant surtout que le pouvoir du fonctionnaire sur votre vie est plus importante que celle du milliardaire.

L’ironie du socialisme

« Beaucoup de théoriciens socialistes ont fini par comprendre qu’on ne peut mettre le socialisme en pratique qu’à l’aide de méthode que le socialisme réprouve. »

Friedrich Hayek

Reparlons ici de ce bandit de Mitterrand.

Il arrive au pouvoir en 1981 avec ses “110 propositions”. On nationalise banques et grandes industries, on augmente le SMIC et on passe au 39 heures. Sous Mitterrand, l’État cherche à diriger l’économie pour le bien des travailleurs.

En moins de deux ans, l’inflation explose, le déficit commercial se creuse et le franc se suicide. La volonté politique se mange les décisions de milliers d’acteurs économiques qui retirent leur argent du pays.

Pour ne pas sortir de l’Europe, le gouvernement socialiste finit par être forcé de bloquer les salaires, réduire les dépenses publiques et réintroduire la discipline budgétaire.

Cocasse. Vraiment cocasse.

Les socialistes ont ici apprit qu’on ne peut pas commander l’économie. Pour sauver le pays, ils ont du utiliser des outils libéraux — la rigueur budgétaire — qu’ils avaient pourtant passé des décennies à dénoncer.

Deuxième point ici : le socialisme met l’égalité sur un piedéstal. L’éducation nationale en est le parfait exemple.

Pour que tout le monde soit égal, tout le monde doit recevoir le même enseignement, défini par notre cher ministère.

Le problème, c’est que pour gérer des millions d’élèves de la même façon, l’État a du créer un bureaucratie astronomique. Au lieu de favoriser l’épanouissement individuel, le système devient mécaniquement une hiérarchie de diplômes.

On utilise donc des méthodes de sélection de plus en plus brutales, et Parcoursup est l’incarnation ultime de ce tri.

L’école finit ainsi par reproduire les inégalités sociales au lieu de les casser. En imposant un moule unique dans lequel tous les élèves doivent rentrer, il avantage ceux qui ont les codes (les élites) et détruit le reste.

Ce qu’il faut retenir : je vais rester sobre ici, et simplement citer Alexandre Soljenitsyne.

Les hommes n’étant pas dotés des mêmes capacités, s’ils sont libres ils ne seront pas égaux, et s’ils sont égaux c’est qu’ils ne sont pas libres.

Totalitarisme, classe moyenne & progrès

« Il ne faudrait jamais oublier qu’un des facteurs décisifs de l’avènement du totalitarisme sur le continent fut une classe moyenne récemment dépouillée de ses biens. Nos espoirs d’éviter pareil sort se basent sur la
perspective d’un progrès économique rapide. Pour atteindre ce progrès nous devons nous adapter avec souplesse à un monde qui a beaucoup changé, sans le moindre égard pour le standard de vie particulier de certains groupes privilégiés. »

Friedrich Hayek

Peut-être la citation la plus visionnaire et en avance sur son temps de Hayek. On va devoir découper ça en plusieurs parties.

Une classe moyenne dépouillée

Historiquement, la classe moyenne a basculé vers l’extrémisme quand elle a perdu son statut.

La classe moyenne française est dépouillée. Dans un premier temps, par les vieux, dans un second temps, par l’intelligence artificielle qui commence à impacter des professions qui se croyaient intouchables : développeurs juniors, analystes financiers, graphistes, rédacteurs, journalistes.

Si ces travailleurs qualifiés se sentent dépouillés, ils deviendront naturellement le moteur du radicalisme politique.

Enlacer le désordre

On ne peut pas éviter ce chaos en essayant de figer le monde ; pendant que l’Europe tente de freiner, la Chine et les États-Unis accélèrent.

Pour éviter que la classe moyenne ne s’effondre, il faut générer une croissance suffisamment forte pour que de nouvelles opportunités naissent. Ce que j’ai pu souligner avec les ouvriers américains payés 100 000 $ plus haut.

Cela implique que les individus acceptent de changer de métier, se former, et ne pas rester accrocher à des compétences obsolètes. Vous ne savez pas lire une carte car vous utilisez Waze. Et cela n’a aucune importance, la fonction principale (se diriger) a été remplacée et simplifiée.

Aucun privilège

Malgré les progrès hallucinant de l’IA, nous ne voyons pas de remplacement de fonctionnaires qui ne font que remplir de la paperasse. Il protège le standard de vie de ceux qui profitent de position acquises.

Si nous protégeons des groupes, nous ralentissons le progrès. À terme, nous appauvrissons tout le monde, et nous préparons une crise qui mènera au totalitarisme.

Ce qu’il faut retenir : si nous essayons de protéger les classes moyennes en ralentissant l’IA, nous allons créer de la stagnation qui se transformera en totalitarisme.

La seule façon de sauver la liberté, c’est d’accepter que le monde change très vite. Nous ne devons protéger aucun groupe de ces changements, afin de l’accélerer et que personne ne reste sur le banc pendant trop longtemps.

Ce qu’est l’Union Européenne, et ce qu’elle devrait être

« Notre but ne doit être ni un super-État tout-puissant ni une association lâche de « nations libres », mais une véritable communauté de nations composées d’hommes libres. »

« Une association plus complète sous forme
d’Union fédérale ne pourrait être réalisée tout d’abord que dans une région
limitée à une partie de l’Europe occidentale, qu’on pourrait par la suite
étendre graduellement. »

Friedrich Hayek

Hayek introduit finalement ici l**’Union Européenne.**

L’Union Européenne actuellement est perçu par beaucoup, et à juste titre, comme une entité toute-puissante pondant des milliers de normes. Des ports USB à l’agriculture en passant par ce qui est autorisé de dire ou non sur Internet.

En voulant crée un marché unique, l’UE a finalement crée une structure ou la planification prend le pas sur la liberté de l’individu. La plupart des citoyens estiment l’Europe nécessaire, mais méprisent les décisions importantes prises par des experts non élus.

En bref, une superpuissance technocratique.

Ce qu’Hayek dit ici, c’est que l’Union Européenne ne devrait pas être là pour nous dire quoi faire, mais pour empêcher d’empêcher. Elle devrait limiter les monopoles, limiter le protectionnisme, garantir la justice, mais ne devrait pas pouvoir planifier l’économie.

Dans l’idée, l’Europe devrait être une protection, dans laquelle les nations et régions devraient être libres d’avoir des systèmes — fiscaux, sociaux ou éducatifs — différents pour entrer en concurrence saine.

Ce qu’il faut retenir : Hayek est un libéral convaincu, mais n’est définitivement pas un souverainiste. Il croit une Union Européenne, fondamentalement différente de celle qui existe actuellement, mais il y croit… Un peu comme moi finalement.

Aux 3 personnes qui ont lu jusqu’ici : merci. Il n’y a pas vraiment de conclusion à tout cela, c’est simplement un gloubi-boulga d’idées libérales.

Ravi de débattre de tout ça avec vous :).

Des bisous.